De belles photos d’une belle rencontre ! Ryoko Sekiguchi / Dany Laferrière

Si comme moi vous n’avez pas pu assister à cette rencontre à la Maison de la Poésie, vous trouverez de belles photos sur la page facebook de la Maison de la Poésie (cliquez sur la photographie).

Ryoko avait préparé de bonnes et belles choses à déguster !

Et si vous appréciez les beaux tabliers qui apparaissent sur une des photographies, ils viennent de chez La Cocotte, qui a aussi illustré le « Club des gourmets » !

http://www.lacocotte.net/

 

Dany Laferrière et Ryoko Sekiguchi à la Maison de la Poésie ce jeudi 16 mai à 19h30 !

Si vous avez la chance d’être sur Paris jeudi soir, je ne peux que vous encourager à aller voir et écouter un duo inédit d’amoureux de la langue française : Dany Laferrière et Ryoko Sekiguchi.

Dany qui lit Bashô et Ryoko qui est poète, cela promet de beaux échanges pour cette soirée d’ouverture à la Maison de la Poésie !

Si vous ne connaissez pas Dany Laferrière, je vous invite à vous plonger dans ses magnifiques souvenirs d’enfance en Haïti avec « L’odeur du café », un petit bijou de tendresse, de lumière, avec Da, cette grand-mère qui reste dans le coeur du lecteur ! Et puis, bien sûr, lisez « Je suis un écrivain japonais », jubilatoire ! « L’énigme du retour » qui a reçu le Médicis est également un livre touchant, le récit d’un retour au pays après la mort du père …

Et pour ceux qui auront la chance d’y être, n’hésitez pas à laisser des messages sur le blog !

Colombe Schneck a parlé du recueil de nouvelles culinaires présentées par Ryoko !

Bon, avant de vous faire part de ma lecture du Club des Gourmets (recueil de nouvelles traduites par Ryoko), je tenais à vous faire écouter ce qu’en dit Colombe Schneck dans son émission « l’attrape-livres » … un peu comme une introduction à la lecture :

http://www.franceinter.fr/emission-lattrape-livres-les-club-des-gourmets

Salon du Livre de Paris / Les goûts du Japon : écrivains et mots gourmands …

 

C’était samedi dernier vers 13h au Square Culinaire du Salon.

Une petite table et beaucoup de monde autour : Ryoko Sekiguchi (L’Astringent, Manger fantôme entre autres), Laurent Feneau (Sakés et Paris-Tokyo dialogue des sens) et Toshiro Kuroda (épicier limonadier à Paris comme il se présente), et avec un peu de retard (embouteillages hors et à l’intérieur du Salon !) Chihiro Masui (qui vient de sortir Gyozas et raviolis vapeurs).

Cela commence brillamment avec Monsieur Kuroda qui nous retrace une histoire des goûts du Japon : le Japon est le premier à avoir conscientisé l’Unami, le fameux cinquième goût, grâce à ses bouillons, ses exhausteurs de saveurs. Cela s’explique par les tabous alimentaires nombreux au Japon et qui ont entraîné des carences : interdit de manger ce qui a 4 pattes, donc pas de viande, pas de laitage. L’Unami est donc ce que l’homme doit sentir comme élément annonciateur de la bonne chère : ont donc été créés les bouillons à partir d’algues et de poissons (la fameuse bonite), pour en tirer des éléments (acide glutamique) qui remplacent la viande et les laitages. Les japonais ont donc créé un ersatz de viande par une espèce d’infusion !

Monsieur Kuroda nous parle ensuite de la cuisine japonaise, qui malheureusement pour nous, malgré les 800 restaurants dits « japonais » à Paris, n’est pas encore arrivée en France (90% de ces 800 restaurants ne proposent pas de plats japonais) ! Les éléments de la cuisine japonaise sont très variés : il y a la grande cuisine de Kyôto, mais aussi la « Street food » (soba et tempura font partie de la street food d’il y a trois siècles !).

Chihiro Masui arrivant, elle nous parle d’un de ses livres : poissons un art du Japon. Car pour elle, le terroir naturel du Japon, c’est la mer ! (Beaucoup de montagnes, peu de terres cultivables, mais beaucoup de mer !)

Laurent Feneau nous parle ensuite du saké, attention, pas l’alcool chinois très fort distillé et servi en fin de repas, non, le saké japonais, fermenté, dont le processus de fabrication peut être mis en parallèle avec celui de la fabrication du vin ou de la bière. Il évoque la grande variété et surtout les différentes qualités que l’on peut trouver. Ces sakés se marient très bien avec la cuisine occidentale : avec les viandes rouges (le boeuf de Kobe), les poissons, les tomates.

Et Monsieur Kuroda d’ajouter que le saké, c’est très bien, avant, pendant ou après le repas. Le saké était auparavant un alcool de cérémonie, bu au nouvel an, pour les mariages, dans des services en bois laqué rouge. Il était essentiellement bu en groupe avant l’ouverture du Japon au monde. Maintenant il peut se boire seul et dans de la porcelaine ou du verre …

Ryoko nous parle alors des souvenirs de saké du grand Osamu Dazai. Pour lui, le saké qui n’est pas servi par quelqu’un d’autre est triste et lugubre. Le saké accompagne aussi de fortes émotions lorsqu’il ne peut plus être partagé avec des amis partis à la guerre et jamais revenus.

Chihiro nous parle ensuite de la cuisine de tous les jours au Japon : elle est très variée.
Si le matin, les toasts et le café ont souvent remplacé le bol de riz, le poisson et la soupe miso, ce riz reste l’élément de base des repas dans la journée. Le midi, du riz et une viande, une soupe (pas la soupe de légume moulinée, un liquide avec des choses qui flottent !), le soir un plat mijoté ou en wok, et toujours du riz.

Laurent aime évoquer la street food qu’il adore déguster dans le quartier de la gare de Tokyo. Cette cuisine est d’une variété impressionnante. Elle est aussi festive et manger dans la rue assis sur une caisse de bière est un plaisir très fort. La cuisine des rues est très bonne, faite avec des produits bien frais !
Laurent a également été ébloui par les vendeurs de tofu frais, ces marchands ambulants qui traînent leur charrette et vers lesquels accourent les mères de famille.

Quand une personne demande à Chihiro une recette pour débuter en cuisine japonaise, elle nous parle avec gourmandise des gyozas qu’il est très agréable de préparer en famille (chacun pouvant comparer la forme de son ravioli et le reconnaître ensuite après la cuisson) : petits et grands se retrouvent autour d’un atelier très convivial.
Il y a aussi les udon. Le principal est de ne surtout pas faire bouillir le dashi (bouillon bonite sèche râpée et algues), de faire séparément un mélange sauce soja, saké, mirin (qui doit lui être porté à ébullition avant d’être mélangé au dashi).

Ryoko nous annonce que son prochain livre, un recueil de nouvelles d’écrivains japonais sur la cuisine traduites par elle, sortira chez POL en avril : Je vous en reparlerai dès sa sortie !

Un moment très instructif, très gourmand et très joyeux !!!

Salon du Livre de Paris : le Japon d’Amélie Nothomb

Comme chaque année, Amélie Nothomb était au salon et j’ai pu l’écouter lors d’un échange très dynamique, intelligent, brillant et drôle avec Josyane Savigneau (journaliste littéraire du Monde qui connaît bien Amélie).

Amélie a évoqué le documentaire « Empreintes » qui lui était consacré et dans lequel il était beaucoup question du Japon. Ce documentaire « lacrymogène » comme elle le qualifie est en effet très précieux pour comprendre son Japon.

Pour elle, le Japon « change et ne change pas », il est à la fois profondément bouleversé par la crise économique, la crise nucléaire, mais également toujours un bloc de continuité. Et même chez les jeunes, il y a un socle de flegme, de dignité, de tenue.
La théorie d’Amélie est que les japonais savent qu’ils sont le peuple le plus violent de la planète et qu’ils se sont créé un corset pour se réprimer. Car sans ce corset, ils n’auraient pas de limite, car ils n’ont même pas peur de la mort ! La nature profonde du Japon, c’est que ce pays a été pauvre, a « crevé » de faim, et qu’il s’est inventé des règles à l’infini pour que les gens ne s’entretuent pas. Et de nous rappeler les années 60 et les terroristes violents et sanglants qui mirent le pays à feu et à sang.

Cela fait maintenant un an qu’Amélie s’est rendue au Japon, et l’on sent toujours cette passion, cet amour profond pour ce pays qui est un peu, beaucoup le sien …

Salon du livre de Paris / stand Philippe Picquier : Florent Chavouet

Comme d’habitude, je me suis rendue avec plaisir au stand Picquier du Salon du Livre de Paris samedi pour faire le plein de livres autour du Japon. C’est la librairie Le Phoenix qui tient ce stand avec enthousiasme et sympathie.

J’ai également pu rencontrer Florent Chavouet, l’auteur de Tokyo Sanpo (dont je vous ai déjà parlé), mais aussi de Manabé Shima que j’ai donc acheté et fait dédicacer !

Il n’y avait pas trop de monde et c’était très amusant de regarder Florent dessiner des petits personnages sur la première page du livre, avec ses crayons de couleur et son sourire …

Nous avons échangé quelques mots sur les petites bestioles que mon fils Abel adore capturer, mettre dans des terrariums puis relâcher dans la nature, loisir très courant chez les petits japonais (comme vous le verrez en « lisant » Manabé Shima). Il a donc dessiné une petite boîte avec un scarabée à l’intérieur (qui dit « laissez-moi sortir ! »).

Un beau moment …

Tous au Square culinaire du Salon du livre de Paris samedi 23 mars à 13 heures !

Je vous informe ou vous rappelle que Ryoko Sekiguchi sera au Square culinaire du Salon du livre de Paris samedi 23 mars de 13h à 14h ! « Goûts du Japon » sera le thème de la rencontre entre Ryoko SEKIGUCHI, Laurent FENEAU (auteur de Sakés et « Paris-Tokyo dialogue des sens ») et Masui CHIHIRO (Sushi Manga).

Pour ceux qui n’auront pas la chance d’y aller, je vous ferai un petit résumé sur le blog dès que possible … et une critique des livres de Laurent FENEAU également.

Un week-end au Japon sur France Culture samedi 9 et dimanche 10 mars : beaucoup de littérature !

Merci à Hélène pour l’information : un week-end consacré au Japon sur France Culture, avec une belle programmation en particulier littéraire (mais pas que : gastronomie, cinéma, et bien sûr le tsunami et la catastrophe de Fukushima que chaque printemps nous rappelle douloureusement).

http://www.franceculture.fr/blog-au-fil-des-ondes-2013-03-04-un-week-end-au-japon-sur-france-culture-samedi-9-et-dimanche-10-mar

Documentaire « Le monde après Fukushima » de Kenichi WATANABE : indispensable !

Si vous n’avez pas pu voir hier soir le documentaire diffusé sur Arte, je vous invite à vous rendre sur le site de la chaîne (en cliquant sur l’image ci-dessus). Vous y trouverez le documentaire en rediffusion pendant une semaine, mais aussi d’autres éléments très instructifs sur l’après Fukushima.

Le documentaire est « tristement beau » … Il démarre et se finit sur un magnifique cerisier en fleurs. Il fait également le bilan sur différents tableaux : environnemental, humain, politique. Nous revoyons les villages détruits, ces grands espaces vierges, nous voyons les habitations de remplacement au pied desquelles des jardinières accueillent des fleurs, nous voyons aussi une nature magnifique marquée à jamais par l’invisible radioactivité ! Une très belle région (les côtes rocheuses, les rivières, les forêts …) et un désastre qu’on a du mal à cerner tellement il nous dépasse !

Les témoignages sont poignants : cette agricultrice qui cueille des fleurs pour en faire un bouquet s’expose aux radiations et pleure sa haine du nucléaire.

Nous écoutons aussi Naoto Kan, l’ancien premier ministre bouleversé. Nous voyons les foules qui manifestent. Nous écoutons Ryôichi Wago, poète de Fukushima qui a tweeté ses poèmes dès les premières heures du drame. Ses mots sonnent dans le silence, cognent dans nos coeurs.

Et des enfants, beaucoup d’enfants, qui jouent avec leur dosimètre autour du cou : des rires, des cours d’écoles … et la fatigue et l’inquiétude des mères …

Nous ne sommes plus avec « l’atome pour la paix » d’Eisenhower, nous sommes dans l’ère de la radioactivité, de la terre, de l’eau, de la vie contaminée. Comme le dit un sociologue allemand, cette catastrophe n’est pas une catastrophe qui a une fin, ou alors une fin ouverte : une catastrophe illimitée dans le temps, l’espace, le social. Comme l’ont si bien écrit Hideo Furukawa et Ryoko Sekiguchi, c’est notre relation au temps qui en est bouleversée. Le temps d’après, la radioactivité qui persiste, les générations qui se succèdent dans ce tristement « nouveau » monde.

Vous trouverez beaucoup d’autres témoignages sur le site d’Arte, ainsi que les poèmes dont je vous ai déjà parlé (Après Fukushima).

http://fukushima.arte.tv/#!/4883

Feuilles d’automne 2012 : festival littéraire francophone au Japon !

Pour ceux qui ont la chance de vivre au Japon ou de s’y trouver entre le 8 novembre et le 6 décembre 2012, la 5ème édition du festival organisé par l’Institut français du Japon offre un programme alléchant !

Seront présents de grands maîtres du 9ème art aux côtés de plusieurs grands écrivains français et japonais.

Vous pourrez ainsi assister à une rencontre entre Patrick Chamoiseau et Kenzaburo Ôé le 12 novembre, entre Eric Faye (auteur de Nagasaki, prix de l’Académie française en 2010) et Keiichiro Hirano le 30 novembre (rencontre animée par Ryoko Sekiguchi … je pense bien à elle !), entre Florent Chavouet (qu’on ne présente plus !) et Jean-Paul Nishi le 6 décembre (un français au Japon et un japonais à Paris !) et bien d’autres rencontres encore …

http://www.institut.jp/fr/evenements/12040

Et pour ceux qui auront la chance d’y participer … n’hésitez pas à laisser un petit commentaire !

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