Un sandwich à ginza de Yôko Hiramatsu, illustré par Jirô Taniguchi : le plaisir de manger au fil des saisons et des lieux !

Pour moi, la découverte de la cuisine locale est une partie importante d’un voyage. Et au Japon, c’est un émerveillement permanent ! Ce livre a donc été un très gros coup de coeur. Yôko Hiramatsu est une écrivaine gastronome, gourmande, qui nous met l’eau à la bouche avec ses découvertes culinaires au fil des saisons et des petits restaurants du nord au sud du Japon. Et les dessins de Jirô Taniguchi, parsemés ça et là au fil des pages, apportent la petite touche de finesse pour parfaire le tableau.

Les premières lignes sur les saisons me font penser au Nagori de Ryoko Sekiguchi, à La péninsule aux 24 saisons de Mayumi Inaba. C’est ce qui me touche le plus dans la cuisine japonaise, ce rapport permanent aux saisons, aussi bien pour les végétaux que pour les animaux.

La pétasite du Japon et autres herbes printanières :
« C’est la saveur du printemps. Les premiers signes de la saison vous ébranlent les papilles. Le printemps s’engouffre dans votre bouche, toutes digues rompues. Fleurs de colza, crosses de fougère, têtes-de-violon, jeunes pousses de lis plantain ou de prêle des champs … On a envie de croquer à belles dents toutes ces herbes sauvages, ces bourgeons verts gorgés de sève.
La saveur du printemps, c’est la joie du renouveau. »

On découvre ainsi les tempura de printemps, la bière de juin, l’anguille de l’été qui a même son festival à Narita. On ressent le plaisir gourmand de l’écrivaine et le bien-être que procure chaque plat spécifique à la saison.

Mais c’est également une promenade au fil des villes, des quartiers, des restaurants parfois centenaires. Une histoire de rencontres, d’amitiés, d’admiration. De la cuisine bouddhique à Kamakura, en passant la la cuisine chinoise et même le restaurant d’entreprise … la diversité des textures, des parfums, des goûts est infinie sous nos yeux éblouis !

Les plats minutieusement décrits (et parfaitement croqués par Taniguchi qui excelle dans cet art !) vont de l’omelette fourrée au riz aux sandwichs de toutes sortes (fourrés aux fruits, au porc pané, à la croquette de purée ou de crevettes roses) en passant par le nabe de fugu. Certains plats comme le pot-au-feu d’ours ou la langue de baleine ne susciteront peut-être pas la même gourmandise de la part du lecteur occidental, mais ils sont montrés comme part du patrimoine culinaire japonais.

Le livre est surtout une succession d’histoires humaines : des repas qu’elle partage souvent avec un jeune collègue, des restaurateurs qui donnent le meilleur d’eux-même pour faire vivre leur établissement, des histoires d’amour, de passion, de générosité, de partage !

Un livre passionnant et gourmand ! On part quand ?

Auteur : lirelejapon

Passionnée par le Japon et sa littérature, j'essaie à travers ce blog de vous transmettre cette passion et de vous livrer mes impressions de lecture.

3 réflexions sur « Un sandwich à ginza de Yôko Hiramatsu, illustré par Jirô Taniguchi : le plaisir de manger au fil des saisons et des lieux ! »

    1. C’est très différent, le récit est fait par une « sociologue de la cuisine », il parle de rencontres, d’histoires de restaurants et de personnes passionnées, Taniguchi vient par petites touches « illustrer » certains passages.

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